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La vraie et la fausse cosmétique bio !

La vraie et la fausse cosmétique bio !

COSMEBIO

Demain, un cosmétique contenant des OGM, des ingrédients issus de la pétrochimie ou des polluants tels que phénoxyéthanol, parabènes,parfums de synthèse, solvants, silicones — ou encore des dérivés d’animaux morts… pourra « légalement» afficher des revendications BIO avec la mise en place prochainement de l’ISO 16128.

Demain, un cosmétique contenant des OGM, des ingrédients issus de la pétrochimie ou des polluants tels que phénoxyéthanol, parabènes,parfums de synthèse, solvants, silicones — ou encore des dérivés d’animaux morts… pourra « légalement» afficher des revendications BIO avec la mise en place prochainement de l’ISO 16128. Il est surprenant également de constater qu’aucun pourcentage minimum de bio ne sera exigé. Le risque est, par conséquent, de ne pas voir de différences entre un cosmétique certifié répondant à un cahier des charges rigoureux ET un cosmétique affichant “bio” incluant des ingrédients pétrochimiques et polluants. Attention à ne pas légitimer le greenwashing cosmétique avec cette norme ISO 16128 (Organisation internationale de normalisation)! Cosmébio vous invite à redoubler de vigilance…


Norme ISO : trop bio pour être vraie !

L’ISO (l’organisation internationale de normalisation) a pour mission d’assurer l’harmonisation de différents sujets techniques. En 2010, elle s’empare de la cosmétique bio et naturelle pour lui donner une définition. L’initiative d’harmoniser est belle… SAUF lorsque les parties prenantes de l’ISO — moyennant des frais de participation relativement élevés — sont en réalité de grandes entreprises de la cosmétique conventionnelle. Une place minoritaire est faite pour les petits et les experts du bio, à condition — évidemment - de financer sa participation et d’être — par chance — écoutés et pris au sérieux. Il est, par conséquent, difficile de ne pas voir que la partie est biaisée.

Le but principal de cette norme est “d’autoriser un très large choix d’ingrédients naturels et biologiques… en vue de favoriser l’innovation”. Cependant, Cosmébio souligne plusieurs incohérences :

> des ingrédients issus de la pétrochimie sont autorisés : phénoxyéthanol, parabènes, parfums de synthèse…

> des ingrédients ayant recours à un processus de transformation polluant sont autorisés : silicones…

> les ingrédients issus de dérivés d’animaux morts sont autorisés : squalène de requin, huiles de poissons ou de phoques…

Cosmébio est en complet désaccord avec cette cosmétique “soit-disant” bio qui trahit clairement le respect de l’Homme et de l’Environnement.


Processus de décision à l’ISO en vue de définir un cosmétique naturel et bio

Il est important de bien comprendre le processus de décision de l’ISO qui aboutit à une définition d’un cosmétique bio et un cosmétique naturel : au total, 28 pays - dont la France — donnent leur avis sur la question. Les membres de l’ISO — représentés par les délégations nationales — se réunissent 2 fois par an pour discuter des calculs et définitions. Des votes informatiques sont ensuite prévus pour valider les différentes étapes du projet global.

 

Cosmébio dit NON au faux-bio !

La norme ISO 16128, construite sur une telle base, aurait pu aboutir à un cadre fort et précieux pour une future réglementation de la cosmétique naturelle et bio. Mais, ce n’est pas le cas. Étant donné le manque de critères contraignants et l’incohérence de cette ligne directrice, Cosmébio se positionne clairement contre la norme ISO 16128 dans sa forme actuelle au nom de la transparence pour le consommateur ; Cosmébio prône depuis 15 ans et prônera toujours une cosmétique responsable et engagée pour le bien-être de son corps et de la planète. Le combat pour se faire entendre continue.