► Retour à la home
Annuaire Vert
actualités
Séminaire international de l'Agriculture Biologique

Séminaire international de l'Agriculture Biologique

le Bio face aux enjeux sociaux et environnementaux

Engagements en faveur d’un bio accessible à tous, mise en place de flux internationaux plus vertueux, préservation de la biodiversité, respect des conditions de travail... Autant de sujets que l’Agence BIO a souhaité aborder lors de son séminaire annuel organisé ce mardi 18 juin.

De nombreux experts internationaux du secteur bio étaient réunis autour de Philippe HENRY et Florent GUHL, respectivement président et directeur de l’Agence BIO.

La journée a été marquée par la grande richesse des débats. Des échanges qui s’inscrivent pleinement dans la perspective de la prochaine Politique Agricole Commune (PAC) en cours de discussion,comme l’a rappelé Didier GUILLAUME, Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, lors de sa conclusion au cours de laquelle il a partagé sa confiance en l’agriculture bio et les espoirs qu’il place dans le développement de ce secteur.

UN SEMINAIRE INTERNATIONAL A LA HAUTEUR DES ENJEUX

Le coup d’envoi a été donné par la présentation du rapport de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation  et  l’agriculture  (FAO).  Julie-Marie  BELANGER,  coordinatrice  du  rapport,  a  rappelé  la  menace  que  représente  le  déclin  de  la  biodiversité  pour  l’avenir  de  l’alimentation  et  de  l’agriculture  mondiale ainsi que la nécessité de faire évoluer rapidement les modes de production, avec une large place faite à l’agriculture biologique pour endiguer cette perte.

Face à ce constat, se pose un premier défi : celui d’une alimentation bio accessible à tous !
L’occasion de découvrir des initiatives venues d’ailleurs à l’image de celle illustrée par Ibrahima SECK, coordinateur de la FENAB au Sénégal, avec formation des producteurs, sensibilisation de la population et création du label « Bio Sénégal », ou encore la toute première coopérative bio de Pologne représentée par sa responsable, Ewa SUFIN-JACQUEMART.

Deuxième  enjeu  de  taille  :  celui  de  l’avènement  de  flux  internationaux  bio  équitables.  Après  la  présentation  des  chiffres  du  marché  par  Michel  REYNAUD,  membre  du  conseil  d’administration  d’IFOAM Europe, Elena PANICHI, chef d’unité adjointe de l’agriculture bio à la direction agriculture de la Commission européenne, est revenue sur la réponse apportée par le nouveau règlement bio européen sur  les  équivalences  et  certifications  entre  l’Union  Européenne  et  le  reste  du  monde.  Que  ce  soit  en  luttant contre la déforestation, comme le fait KOAKA en Amérique Latine, ou contre la mainmise de la mafia sur le marché agricole menée par la société GOEL – Cooperative Group en Italie, les acteurs bio n’hésitent pas à prendre leur responsabilité !

Enfin,  une  question  essentielle  pour  préparer  demain  :  celle  des  paiements  pour  services  environnementaux afin de financer des actions de préservation de la nature. Alors que Vincent MARTINET, directeur de recherche à l’INRA, a rappelé quels étaient les enjeux (colossaux) d’une telle  démarche,  Pascal  OLIVIER,  responsable  de  l’antenne  romande  de  Bio  Suisse,  a  détaillé  l’exemple helvète avec l’instauration du paiement direct écologique. Marie BEUCHET, présidente de  l’association  Naturalba  au  Costa  Rica,  engagée  dans  son  pays  en  faveur  de  l’écotourisme,  de la promotion de l’agriculture bio et pour la protection de la forêt, a souligné les bienfaits des paiements pour services environnementaux
 Lire la suite