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Vegan
Etre vegan, un mode de vie ?

Etre vegan, un mode de vie ?

Alors que le salon Veggie world Paris se tiendra les 22 et 23 avril prochains, il semble que le mode de vie végane (en français !) prenne une ampleur considérable en France.

De plus en plus de personnes, de plus en plus jeunes sont séduites par le véagnisme, qui, nous allons le voir va bien au-delà d’un simple régime alimentaire.

Même s’il est très difficile d’estimer le nombre de vegan en France, voici quelques chiffres issus d’une étude menée en 2016 par le cabinet CHD Expert : 5% des Français interrogés se déclarent végétariens et 2% vegan, 67% des Français connaissent la tendance vegan, 1 Français sur 2 consomme occasionnellement végétarien, 2 Français sur 10 consomment occasionnellement vegan.

 

Alors, être vegan, mode ou mode de vie ?

Avant d’aller plus loin, il peut être utile de rappeler quelques définitions :

- végétarien : concerne exclusivement l'alimentation, ne consomme ni viande, ni poisson (certains végétariens excluent seulement la viande)

- végétalien : concerne exclusivement l'alimentation, ne consomme aucun produit d'origine animale = excluent viande, poisson, oeufs, produits laitiers et miel

  • vegan ou végane, est l'adjectif correspondant au nom commun "véganisme".
    : « mode de vie qui exclut toute utilisation de produits animaux (laitages, viande, cuir, etc.) ».

 

Un mode de vie à part sur bien des aspects

Si on considère que le mode de vie est « la manière de vivre, d'être et de penser, d'une personne ou d'un groupe d'individus. Que c'est son comportement quotidien, sa façon de vivre autour et pour certaines valeurs », alors la réponse est indéniablement oui !

Parce que le véganisme concerne de nombreux domaines du quotidien et qu’énoncer et vivre des choix différents de la norme, c’est porter un message, en l’occurrence fort et qui varie aussi selon le degré d’engagement (qui va des infiltrés de la L214 dans les abattoirs, dénonçant des situations de maltraitances, au un « végane silencieux » qui se contente de ne pas consommer de produits d’origine animale).

Souvent, être végane c'est souhaiter un monde meilleur, moins violent et plus équitable, moins pollué, où les pays pauvres cessent de cultiver des céréales ,non pas pour leur alimentation, mais pour nourrir les animaux qui seront consommés dans les pays riches. Un monde où tout le monde admet enfin que l'élevage bovin pollue plus que les voitures ou l’industrie…

Si l’on en croit la croissance extrêmement rapide des lignes vegan chez certains acteurs de la bio établis depuis plusieurs décennies, comme Wheatly ou encore AmanPrana, il est clair que le mouvement prend de l’ampleur à très grande vitesse. On ne compte plus les marques qui se lancent sur le marché du véganisme en proposant des glaces (aussi appelées « nice creams »), des « fromages » (Jay and Joy) ou encore des paniers repas et qui séduisent non seulement les vegans mais aussi les végétariens ou les autres, en recherche de solutions moins polluantes, qui respectent les animaux, même si ce n’est qu’au coup par coup.

Les restaurants 100% vegan ou végétariens avec des plats végan se multiplient dans les grandes villes et aujourd’hui, ils ne sont plus comme il y a quelques années viellots ou tristes, mais bien au contraire, branchés, délicieux et avec une clientèle jeune.

La cosmétique aussi est entrée dans la cour végan et plusieurs marques proposent des produits 100% végétaux, comme Ayda, les Happycuriennes et bien d’autres.

Des magasins veganes, bien évidemment pas entièrement consacrés à l’alimenation ouvre un peu partout en France et sur le net,…

On assiste réellement à une lame de fond du véganisme en France, avec (comme souvent) un décalage par rapport à d’autres pays plus en pointe comme l’Allemagne.

 

Des choix engagés

Il faut quand même mettre un petit bémol à cette notion de « mode de vie ». Etre végan ne conditionne pas l'ensemble du quotidien mais constitue un ensemble de choix sur certains sujets seulement !

Pour le non-initiés, les exclusions alimentaires qui peuvent paraître excessivement nombreuses, sont en fait une opportunité de découvrir un univers culinaire fabuleusement varié et gourmand, fait de produits, associations et saveurs inédits.

Enfin, ce n'est pas tant un mode de vie, qu'un message politique "vivre mieux est possible" (et pas seulement pour une fraction des humains).

 

Un mode de vie qui interpelle parfois

C’est en tout ça un mode de consommation qui pose de nombreuses questions aux omnivores, qui se demandent si les véganes ne sont pas carencés, comment ils trouvent leurs protéines, leurs vitamines, etc.

Une chose est sure, être végane c’est un choix personnel qui impacte les relations sociales. Un végane a aussi un impact écologique mais n'est-ce pas une goutte d'eau dans l’océan, ou pour voir les choses de façon plus optimiste un exemple que de nombreuses personnes commencent à suivre ?

Face à ce choix, certaines personnes voient leur curiosité piquée à vif. Et comme me l’a confessé une amie végane :  « Le problème, ce n’est pas tant le fait d’être végane que les réactions que cela peut susciter. Parfois j’aimerais juste parler de la pluie et du beau temps mais il y a TOUJOURS au cours d’un repas, une phase où on me questionne sur le véganisme. Clairement c’est un sujet qui ne laisse personne indifférent ! ».