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Plats cuisinés bio
Cuisiner exotique en bio

Cuisiner exotique en bio



Dans l’imaginaire populaire, la cuisine bio, encore plus si elle est végétarienne, a été assimilée à une cuisine triste, sans saveur ni originalité. Manger bio se résumait à quelques graines fades accompagnées de légumes vapeur sans sauce ! Cuisine bio reviendrait-il à se cantonner à des préparations ennuyeuses, toujours les mêmes ?

Pas du tout ! Aujourd’hui, on peut cuisiner bio ET varié ET même exotique !


Des produits bio venus du monde entier

S’il y a encore quelques années, les produits bio provenaient essentiellement de productions européennes voire uniquement françaises, ils sont maintenant produits dans le monde entier. On peut ainsi se procurer toutes sortes de fruits, légumes, épices, café, cacao qui ne poussent pas sous nos latitudes, certifiées bio.

 

Des gammes complètes d’aides culinaires bio

Amorcée avec le développement de la macrobiotique qui a mis sur le marché des produits bio d’origine japonaise comme le gomasio, le miso, le shitaké et les diverses algues, l’offre de produits exotiques s’étend désormais à tous les continents.

Certains distributeurs comme Celnat ou Markal proposent ces produits à travers de larges gammes qui s’étoffent rapidement et ne se cantonnent pas au Japon, mais on étendu leurs propositions au reste de l’Asie. Des marques comme Biona ou Terra Sana proposent un vaste panel de produits d’épicerie japonaise, thaï, indienne,…

A l’inverse, certaines marques se sont spécialisées dans une région du monde, comme Bindhi et ses préparations indiennes : riz parfumés, chai, mélanges d’épices ; ou Thaï héritage ou Autour du Riz, L’Asie, qui sont spécialistes des préparations culinaires thaï, comme les vermicelles de riz, riz, les pâtes de curry ou les sauces.


Des produits frais exotiques difficiles à trouver

Si les préparations culinaires sont bien référencées dans les magasins bio et dans les sites marchands, il en va autrement des produits frais nécessaires à la confection des recettes exotiques. Il est en effet difficile voire impossible de se procurer des ignames, des tiges de citronnelle, de la noix de coco fraiche, des bananes plantain ou des pitayas dans la plupart des magasins bio.

La solution si on veut respecter les recettes à la lettre est bien souvent de débusquer les produits bio directement dans les épiceries exotiques, et non pas l’inverse.


Exotique et bio, est-ce bien raisonnable ?

Il est clair que même le monde de la bio n’a pas su résister aux sirènes de la globalisation et de la fusion-food qui par certains côtés sont un réel enrichissement culturel et gustatif, mais cette mode a un revers de la médaille. En effet, d’un point de vue environnemental, il ne faut pas perdre de vue que le gingembre, le curcuma, la noix de coco ou le café ne sont pas cultivés dans nos pays (en tout cas pas en métropole !) et qu’il ont dû parcourir des milliers de kilomètres pour arriver jusqu’à nous, en passant parfois par des chemins de traverse qui rallongent leur voyage. Leur bilan carbone est considérable.

On peut aussi se poser la question du bio du bout du monde : quels sont les cahiers des charges des labels bio des pays producteurs ? Quels sont les contrôles de l’application de ces normes et qui les effectue ? Dans quelle mesure les modes qui consistent à ne plus consommer que de l’avocat ou de la coco ne nuisent pas aux écosystèmes des pays producteurs ? On parle beaucoup de l’huile de palme comme responsable de la déforestation en Indonésie, ce qui est vrai, mais on oublie la catastrophe écologique que représentent les plantations d’avocats en Amérique Latine et même en Californie, on ne pense pas toujours l’impact que l’augmentation de la consommation de quinoa dans les pays européens a eu au Pérou, où il représentait la base de l’alimentation avant de devenir un produit (trop) cher,…à méditer.