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L'eau
L’étiquetage de l’eau en bouteille

L’étiquetage de l’eau en bouteille

L’eau est la seule boisson indispensable à la santé. Elle constitue par ailleurs environ 60% du poids du corps (75% chez le nouveau-né et 50% chez la personne âgée).
S’il est possible de rester plusieurs jours sans manger, il est plus difficile de se passer d’eau.
Cette eau peut provenir du robinet ou être conditionnée en bouteilles.
Forts de la tradition et de la notoriété de nombreuses sources thermales, les Français sont, après les Italiens et les Espagnols, les plus grands consommateurs d’eau minérale naturelle en Europe.

 

L’eau de vie

L’eau du robinet reste très largement consommée : selon le CIEAU (Centre d’Information sur l’Eau), en 2012, 80% des Français se disaient satisfaits de la qualité de l’eau du robinet et 69% en consommaient chaque jour. Ceci pour des raisons économiques mais aussi parce qu’ils lui faisaient confiance.
Cependant, la consommation d’eau en bouteilles est en progression. Elle a atteint 7 358,2 millions de litres en 2012, à raison de 55,6% d’eau minérale et de 44,4% pour l’eau de source selon la CSEM (Chambre Syndicale des Eaux Minérales Naturelles). La valorisation de l’eau de bouteille reste une spécificité française et ne se retrouve pas partout dans le monde.

Tous à l’eau

Les eaux en bouteilles sont classées en 2 catégories :


•    L’eau de source : selon la définition officielle du Code de la Santé Publique, il s’agit d’une « eau d'origine souterraine, microbiologiquement saine et protégée contre les risques de pollution".
Sa mise en bouteille est réalisée directement à la source sans recevoir de traitement chimique. Ces seuls traitements sont autorisés par la législation : séparation des éléments instables, séparation des constituants indésirables, élimination (partielle ou totale) du gaz carbonique, incorporation de gaz carbonique.
Les eaux de source sont naturellement pures, faiblement minéralisées et ne contiennent quasiment pas de nitrates. Certaines peuvent être gazéifiées en y ajoutant du gaz carbonique. L’affichage de la teneur en minéraux et oligo-éléments n’est pas obligatoire, mais certaines marques donnent quand même cette information sur les étiquettes.

Doivent apparaître clairement sur l’étiquette d’une bouteille d’eau de source :
-    La mention « Eau de source » visible, lisible et compréhensible
-    Le nom de la source exploitée
-    Le lieu d’exploitation et / ou le pays d’origine
-    La mention des traitements
-    la quantité nette contenue dans la bouteille, exprimée en centilitres
-    la date jusqu’à laquelle l’eau conserve ses propriétés spécifiques, précédée de « A consommer de préférence avant fin »
-    un numéro de lot

 


•    L’eau minérale naturelle est, elle, encadrée par l’Académie de Médecine. Issue de nappes souterraines, elle est microbiologiquement saine et est dotée de propriétés particulières et stables.
On lui reconnaît des vertus thérapeutiques du fait de sa richesse minérale, laquelle doit impérativement apparaître sur l’étiquette de la bouteille. Cette eau est en général associée à des sources thermales de renom, connues pour leurs bienfaits sur la santé. Comme l’eau de source, elle peut aussi être pétillante.

Plusieurs dénominations peuvent être utilisées pour désigner l’eau minérale :
-    eau minérale naturelle
-    eau minérale naturelle non gazeuse
-    eau minérale naturelle naturellement gazeuse
-    eau minérale naturelle renforcée au gaz de source
-    eau minérale naturelle avec adjonction de gaz carbonique  (ce gaz ne provient pas dans ce cas de la source)

 

Doivent aussi figurer sur l’étiquetage :
-    le nom de la source exploitée
-    le lieu d'exploitation et/ou le pays d'origine
-    la mention des traitements
-    la composition analytique avec des constituants caractéristiques
-    la quantité nette contenue dans la bouteille, exprimée en centilitres
-    la date jusqu’à laquelle l’eau conserve ses propriétés spécifiques, précédée de « A consommer de préférence avant fin »
-    un numéro de lot

Coller des étiquettes

Une des informations les plus importantes à vérifier sur l’étiquette est le résidu à sec, donnant des informations précieuses sur la minéralisation de l’eau. Ce résidu renseigne sur le taux de minéraux recueillis après évaporation d'1 L d'eau soumis à 180 °C.

Selon les chiffres obtenus, on distingue ainsi 4 types d’eaux :

  •     Eau riche en minéraux (calcium, magnésium et/ou sodium) : le taux de minéraux est supérieur à 1 500 mg / L.
  •     Eau moyennement minéralisée : le résidu est compris entre 500 et 1 500 mg / L.
  •     Eau faiblement minéralisée ou oligo-minérale : le taux de minéraux est inférieur à 500 mg / L. (On trouve dans cette catégorie les eaux du Mont Roucous, de La Rosée de la Reine, Montcalm, Celtic…)
  •     Eau très faiblement minéralisée : il est à 50 mg / L.



Les eaux minérales peuvent être classées selon leur richesse en tel ou tel minéral.
On trouve surtout des eaux riches en calcium, magnésium, sulfates et bicarbonates.

  •     Les eaux riches en calcium en contiennent plus de 150 mg/L. Elles conviennent pour préserver les os et peuvent être indiquées pendant la grossesse et chez les seniors.
  •     Les eaux riches en magnésium, dont la quantité est supérieure à 50mg/L sont conseillées en cas de stress, anxiété et aussi fatigue.
  •     Les eaux sulfatées (plus de 200 mg/L) stimulent naturellement le transit intestinal.
  •     Les eaux riches en bicarbonates favorisent la digestion. Elles sont souvent gazeuses, mais ce sont leurs minéraux et non leurs bulles qui aident à bien digérer.

Parmi ces eaux, certaines sont aussi assez riches en sodium et il convient de ne pas les consommer en excès, ni au quotidien car notre alimentation est déjà suffisamment riche en ce minéral.
La consommation des eaux les plus minéralisées est en théorie ponctuelle. Elle est destinée à pallier des carences, ou lors de régimes, de la grossesse, en période d’allaitement, d’entraînements sportifs intenses…


Le pH (potentiel hydrogène, un indicateur de l’acidité ou de l’alcalinité d’une solution) est un autre paramètre à considérer : il doit idéalement être compris entre 6,5 et 8, le mieux étant quand il est proche de 7, valeur de la neutralité. Notre pH étant le plus souvent assez acide (du fait de notre mode alimentaire, du stress, de problèmes digestifs…), il convient en effet de s’efforcer de revenir à l’équilibre grâce notamment à une eau neutre.


La teneur en nitrates est un point très important, strictement encadré par la réglementation. Elle ne doit pas excéder 50 mg par litre.
D’où proviennent ces nitrates ?
Des activités industrielles, urbaines et surtout agricoles : ils sont en effet issus des engrais ou autres produits chimiques
Pourquoi faut-il les éviter au maximum ?
Ils sont considérés comme un indice de pollution. S’ils se sont pas dangereux en tant que tels, leur transformation en nitrites pose quant à elle problème. Ces nitrites, en grandes quantités dans le sang empêchent l'hémoglobine de fixer normalement l'oxygène. Le risque est très important surtout pour les tout petits, mais aussi pour les plus grands.


Dans les eaux en bouteilles, on peut par ailleurs trouver des eaux plates et des eaux pétillantes.
Une eau est « plate » quand elle ne contient pas de gaz carbonique.
Elle est dite gazeuse ou carbogazeuse quand elle contient plus de 250 mg / L de CO2 libre, et gazeuse forte quand ce taux dépasse les 1000 mg / L.

Eau douce

Quand une eau est adaptée aux tout petits, elle porte la mention « convient pour la préparation des aliments des nourrissons". On la trouve sur les étiquettes des eaux faiblement minéralisées avec un pictogramme figurant un biberon pour les repérer facilement.
Le système rénal des bébés étant encore immature, il ne doit pas être surchargé par des minéraux. De plus, comme le lait en poudre est lui-même concentré en éléments minéraux, il ne faut pas apporter davantage de minéraux.
Les eaux pour bébés ne doivent pas contenir plus de 10 mg de nitrates par litre, et plus de 0,3 mg de fluor.


Sauf indications thérapeutiques spécifiques, il est toujours préférable de privilégier les eaux faiblement minéralisées, ceci pour ne pas augmenter le travail de filtration des reins.
Ces eaux les moins minéralisées sont parfaitement adaptées à une consommation quotidienne et pour tous.
Le fait que l’eau soit plate ou gazeuse importe peu, et tient plus à des affaires de goût, même si on peut quand même déconseiller les eaux à bulles aux personnes sujettes aux ballonnements et à l’aérophagie.

 


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