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Soin Anti-âge
La cosmétique bio anti-âge 1/2

La cosmétique bio anti-âge 1/2

Avec plus de dix milliards d'euros par an, le marché des soins anti-âge se porte bien. Il permet à un grand nombre de femmes de prendre soin d’elles et d’accompagner au mieux le temps qui passe via des soins ciblés et des crèmes qui agissent désormais sur tous les fronts.

Préserver le capital jeunesse de sa peau et retarder l’apparition des rides a de tout temps fait l’objet d’une quête sans fin. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si de nombreuses marques de cosmétiques travaillent d’arrache-pied pour innover régulièrement dans ce segment.

En cosmétique naturelle et biologique également, l’offre s’est considérablement diversifiée dans ce domaine. De nouvelles marques spécialement dédiées aux peaux matures et à l’activité objectivée, sont récemment apparues sur le marché... En allant puiser au cœur de la nature la quintessence des plantes, vous trouverez des solutions actives pour préserver et stimuler la peau de vos clientes et les accompagner en beauté dans le « bien vieillir ».


Pourquoi la peau vieillit-elle ?

Le vieillissement cutané est la résultante de plusieurs facteurs concomitants qui agissent au niveau de l’épiderme et du derme : des facteurs génétiques, héritage familial, avec un capital jeunesse différent pour chacun, des facteurs physiologiques, qui font que, comme les organes, la peau se fatigue avec les années, et enfin des facteurs environnementaux, comme l’exposition au soleil, le stress, la pollution, le tabac…

Au niveau de l’épiderme, la fonction barrière s’altère avec le temps. Ce phénomène entraîne une augmentation de la perte insensible en eau (dite PIE), processus au cours duquel l'eau issue de la circulation sanguine, diffuse via le derme à travers les différentes couches de l'épiderme pour s’évaporer à sa surface. La peau est alors moins hydratée, elle devient moins souple et moins douce.
Au niveau du derme, les principales molécules responsables du soutien de la peau (collagène, élastine, acide hyaluronique…) diminuent. En effet, à la diminution de l’activité de synthèse de ces molécules s’ajoute une augmentation des mécanismes de leur dégradation. La perte de fermeté et la déshydratation conduisent à la diminution de la tonicité cutanée.

La ménopause a bien évidemment un impact très important sur le vieillissement cutané. En effet, la chute du taux d’hormones se « lit » sur le visage. Les oestrogènes ont un effet reconnu sur l’hydratation de l’organisme, en augmentant la perméabilité capillaire. Par ailleurs, ils stimulent naturellement les fibroblastes, qui synthétisent les macro-molécules du derme que sont le collagène, l’élastine et les glycosaminoglycanes (le plus connu étant l’acide hyaluronique). La chute du taux d’œstrogènes à la ménopause a pour conséquence de réduire la teneur en eau de la peau, de la rendre moins tonique et d’affiner le derme. Cette période critique précipite le vieillissement cutané en accélérant le processus de vieillissement dermique. La chute du taux de progestérone, qui permet d’inhiber les effets de la testostérone, provoque de son côté une hyper androgénie relative, avec une augmentation localisée de la pilosité faciale (lèvre supérieure, menton) et un éclaircissement de la chevelure.


Les attentes des consommatrices ont évolué en votre faveur

L’idée qu’il faille nécessairement acheter des cosmétiques chers et ultra-sophistiqués de grandes marques conventionnelles pour préserver notre capital jeunesse est désormais révolue. Le retour à la naturalité et à des valeurs essentielles ont fait prendre conscience à de nombreuses consommatrices que leur beauté pouvait rimer avec le mot simplicité (non pas sans efficacité) et avec une vision plus holistique de la beauté. Car si la crème « miracle » n’existe pas, il est tout à fait possible d’agir sur son hygiène de vie et sur les soins que l’on apporte à sa peau pour ralentir le vieillissement cutané, nourrir, hydrater et stimuler le renouvellement cellulaire.
Nous sommes rentrés dans l’ère du « Less is more » (moins c’est mieux !), une invitation à consommer la beauté différemment. Consommer moins de produits cosmétiques et opter pour des ingrédients de qualité, naturels et non toxiques. Ainsi, la tendance est à une cosmétique intelligente, pleine de bon sens, naturelle et écologique et qui invite à la réhabilitation des plaisirs simples et qui nous rappelle l’authenticité des végétaux et des minéraux qui sont bénéfiques pour notre peau et pour notre bien-être.
Plus que jamais, vous avez un rôle crucial à jouer à la fois dans la proposition d’une offre diversifiée et pertinente de cosmétiques bio anti-âge mais également dans le merchandising et la pédagogie inhérents à ses soins. C’est un point que nous aborderons dans le second volet de ce dossier. Acheter des cosmétiques anti-âge bio en magasins bio doit devenir une évidence pour la consommatrice… Certes, les efforts pour y parvenir sont encore importants, mais vous avez tous les indicateurs économiques en votre faveur pour y parvenir.


Des besoins différents à chaque âge

De nombreuses marques segmentent leurs gammes anti-âge par tranche d’âge : 30 ans, 40 ans, 50 ans… C’est une manière assez simple de faire comprendre aux clientes que les besoins de la peau évoluent avec les années, et que donc les soins y répondant aussi. En effet, si une peau jeune a juste besoin de préserver l’équilibre de sa peau, après 30 ans, il faut commencer à rechercher des solutions plus ciblées.
A 30 ans, les premières rides d’expression sur le front, autour des yeux et de la bouche apparaissent. Les pores sont plus dilatés, le teint moins lisse et les premières cernes sont visibles sous les yeux. Hydrater et nourrir sa peau en lui apportant des éléments riches en acides gras essentiels permettront de prévenir le vieillissement cutané.
A 40 ans, les fibres de collagène commencent à s’amincir et peuvent se fragmenter, entraînant ainsi des rides plus profondes et l’affaissement de la peau du visage. En stimulant la production d’élastine et de collagène, il est possible de ralentir les effets du temps.
A 50 ans et au-delà, la peau devient plus mince, plus fragile, plus sèche et rêche. Elle commence à connaître des carences en vitamines, minéraux, oligo-éléments, qui accélèrent le vieillissement cutané. Les tâches pigmentaires apparaissent, les rides deviennent plus marquées. Les soins cosmétiques doivent répondre à toutes ces problématiques simultanément.

Nous verrons dans le second volet de ce dossier que présenter votre offre de soins anti-âge bio par tranche d’âge peut être l’une des clés de la lisibilité en linéaire.


Des soins anti-âge qui agissent désormais sur tous les fronts

Désormais, préserver son capital jeunesse, ce n’est pas seulement tenter d’effacer ou de diminuer ses rides, c’est également agir sur différents paramètres très importants tels que : 

Nourrir la peau pour renforcer la fonction barrière
Avec l’âge, la sécrétion des glandes sébacées diminue, et le ciment lipidique, qui joue le rôle de barrière, se détériore. Cette couche de corps gras permet, entre autres, de limiter les pertes en eau de la peau. Lorsqu’elle est endommagée, la peau se déshydrate et la sécheresse cutanée augmente. En nourrissant la peau avec des huiles végétales riches en acides gras essentiels, le ciment lipidique est reconstruit et la fonction barrière renforcée. L’amélioration de l’état de la peau est très rapide.

Hydrater et repulper la peau

En plus de limiter la déshydratation de la peau, il faut lui permettre de reconstituer ses réserves en eau et d’optimiser la circulation de l’eau. C’est ce que l’on appelle l’hydratation 3D, la revendication la plus importante désormais des soins anti-âge.
•    Une source d’eau plus importante : agir physiquement en surface permet d’agir rapidement mais pas forcément durablement. Pour une action hydratante complète, il faut donc agir sur les structures même et les mécanismes de la peau. Maintenir la qualité et la cohésion de la couche cornée conditionnera par exemple la bonne retenue de l’eau dans la peau.
•    Une circulation de l’eau optimisée : une membrane fluide est plus perméable aux matériaux hydrophiles et hydrophobes, les lipides sont plus mobiles, l’eau pénètre mieux et est davantage fixée. Par ailleurs, faciliter la diffusion de l'eau à partir des couches profondes est aussi une manière d'aider la peau à se réhydrater plus facilement dans son ensemble. Or, il y a quelques années, de minuscules canaux ont été découverts au sein des membranes cellulaires de l'épiderme vivant : les aquaporines. Formés de protéines membranaires, ces canaux, normalement ouverts en permanence, permettent à l'eau de circuler aisément entre milieu intracellulaire et milieu extracellulaire. Dans certains cas (ex. aquaglycéroporines), elles aident même des solutés de petite taille tels que le glycérol ou l'urée à traverser les membranes. Avec l'aide des techniques de génomique, il est possible aujourd'hui de stimuler ou moduler l'expression de certaines aquaporines.

Stimuler le renouvellement cellulaire et redensifier la peau

Pour permettre une action en profondeur, lutter contre l’affaissement de la peau, retrouver de l’élasticité et réduire les rides, il est essentiel de stimuler les fibroblastes, afin qu’ils relancent la production de collagène, d’élastine et d’acide hyaluronique. De nombreuses plantes sont de véritables boosters de cellules, et permettent ainsi de redensifer efficacement la peau. Le ginseng, la Centella asiatica ou la prêle sont des plantes à ne pas oublier dans un cocktail anti-âge.

Réduire les tâches pigmentaires et retrouver un teint éclatant
Les tâches pigmentaires sont dues à un dérèglement des mélanocytes. En jouant sur l’action anti-tyrosinase de certaines plantes, on réduit efficacement les tâches et le teint est uniformisé.
Mais retrouver un teint éclatant passe également par la stimulation du renouvellement cellulaire. Les acides de fruits (lorsqu’ils sont bien choisis et bien dosés), en particulier ceux de la pomme, agissent comme des exfoliants doux et permettent de retrouver une peau veloutée.

Protéger la peau du stress oxydatif et des radicaux libres (action anti-pollution)
Le stress et les effets néfastes de la pollution se voient directement sur la peau. Elle est en effet constituée d’un réseau de fibres nerveuses qui, lorsqu’elles sont stimulées par les signaux de stress, sécrètent des neuropeptides dans le derme, induisant des inflammations et des irritations cutanées plus marquées.
Plusieurs facteurs, en particulier les rayons du soleil, sont une source de détérioration des cellules cutanées en favorisant les radicaux libres. Ce sont des molécules auxquelles on a arraché un électron, et qui sont par conséquent très instables. Elles peuvent se fixer sur les cellules, les protéines, voire même l’ADN, et entraîner des modifications importantes de l’état de la peau. Pour piéger ces radicaux libres, les crèmes anti-âge regorgent de vitamines A, C, E, de flavonoïdes, polyphénols et tanins que l’on trouve dans les fruits rouges, le raisin, le thé vert, la mauve ou encore des actifs tels que la co-enzyme Q-10 (d’origine naturelle).

Lisser la peau
Lutter contre le relâchement cutané est l’une des priorités de femmes qui souhaitent avoir une peau plus ferme, plus lisse et plus tonique. L’étude de la mécanique tissulaire a mis en évidence le rôle actif du derme et de ses composants, en particulier des fibroblastes, dans la régulation des propriétés liftantes naturelles de la peau. Des actifs d’origine naturelle sont désormais proposés dans des certifications bio qui stimulent les fonctions mécaniques et biologiques engagées dans la modulation des forces de tension cutanées.


Une oxygénation de la peau
On l’oublie trop souvent, mais en avançant en âge, la peau a besoin de respirer, de se purifier et de s’oxygéner si elle veut garder de sa splendeur. La peau absorbe en effet, chaque jour, 1% de l’oxygène environnant, en faisant un allié anti-âge de choix pour « une peau neuve qui respire la santé ». Avec un discours tenu, de nouvelles fonctions ou de nouvelles voies d’administration, l’oxygène sait, encore aujourd’hui, se renouveler. Et les propriétés de l’oxygène ne cessent d’inspirer la cosmétique à en juger par les récents lancements.


La spécificité du contour de l’oeil

Le contour de l’œil mérite une attention toute particulière. Très fine, pauvre en collagène, élastine et cellules adipeuses, la peau est soumise à des sollicitations incessantes (10.000 clignements par jour). Elle accuse donc en priorité les premiers signes du vieillissement cutané. Sujet au dessèchement cutané, le contour de l’œil devient le lieu de prédilection pour la formation des rides. Cernes et poches peuvent par ailleurs apparaître, qui assombrissent et alourdissent le regard. Les cernes sont dus à une mauvaise circulation cutanée, et à la stagnation des micro-déchets sanguins dans les vaisseaux capillaires. Les poches, quant à elles, sont causées par une mauvaise circulation lymphatique. En raison de sa spécificité, le contour de l’œil nécessite des soins hydratants et tenseurs. La gestuelle dans l’application va, quant à elle, stimuler les circulations sanguine et lymphatique.


L’anti-âge est un créneau porteur, en raison d’une demande toujours plus forte des consommateurs pour préserver leur peau et maintenir leur capital jeunesse le plus longtemps possible. Dans le second volet de ce dossier consacré aux soins anti-âge bio, vous découvrez le top 10 des actifs naturels qui séduisent le plus les consommatrices sur ce segment et nous verrons ensuite comme optimiser la présentation de ses soins en linéaires et booster leur vente.

 

Pour aller plus loin …


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